Le 15 février 2021, le Nouveau projet de promenade en bord de mer, de Griells à Pletera, près de l'Estartit, dans la baie de Pals, sur le territoire communal de Torroella de Montgrí, dans le cadre du BOE-B-2021-7096 établi par la société DOPEC, par la construction d'un nouveau une passerelle surélevée reposant sur des piliers, qui longe le littoral qui traversera des habitats dunaires très fragiles et menacés, présentant un grand intérêt environnemental.
L'association « Save Pals Beach », en collaboration avec d'autres organisations et des particuliers, s'oppose à la construction de cette nouvelle promenade en raison de son fort impact environnemental, de son caractère non indispensable – puisque les deux zones sont déjà reliées par la plage et deux autres sentiers situés plus à l'intérieur des terres, en dehors des dunes – ainsi que de certaines considérations d'ordre économique, juridique et éthique.
Cet article résume les différentes objections qui ont été formulées à ce sujet et met en évidence l'impact que ce projet aura sur l'environnement naturel, le système dunaire et sa végétation, qui revêt une importance cruciale face à l'élévation du niveau de la mer et aux tempêtes de plus en plus fréquentes dans la baie de Pals Beach.



Une allégation naturelle
Le projet mentionne explicitement la description suivante dans la section consacrée à ses objectifs :
«L'objectif principal du projet est de réaliser la construction d'une promenade en bord de mer reliant les lotissements de Griells et de La Pletera, ainsi que la renaturalisation des zones du domaine public maritime (D.P.M.T.) actuellement occupées par le camping El Molino. L'objectif est d'améliorer l'accessibilité, de lutter contre les empiétements sur le DPMT, de donner la priorité aux piétons et aux baigneurs, d'améliorer les services de plage, de parvenir à une intégration maximale avec l'environnement naturel, de préserver la plage et de promouvoir la durabilité.»
Le projet indique : «À l'heure actuelle, il n'existe aucun sentier reliant la promenade de Griells au quartier de Pletera, ce qui oblige les promeneurs à marcher le long de la plage, à l'extérieur de la clôture du camping El Molino, ce qui cause des dommages au système dunaire..» Mais à l'heure actuelle, Griells et La Pletera sont reliés par trois voies : tout d'abord, la plage de sable elle-même, qui est pour l'instant peu fréquentée ; l'avenue des Îles Médes, qui relie directement Griells et La Pletera par la route ; et, plus à l'intérieur des terres, la route de la Fonda. Une simple adaptation de l'une de ces routes existantes situées loin de la plage et des dunes, Avec un espace réservé exclusivement aux piétons, il ne serait absolument pas nécessaire de construire une nouvelle promenade au-dessus des dunes qu'il faut préserver.
1 – Mémoire, p. 1.

Les systèmes dunaires jouent un rôle particulièrement important pour freiner l'avancée de la mer et l'érosion des plages dans un contexte d'élévation du niveau de la mer et de tempêtes violentes..
L'objectif principal des multiples mesures de protection mises en place dans cette zone de la baie de Pals est d'empêcher la dégradation et la disparition des dunes ainsi que de leur faune et de leur flore, un habitat qui revêt aujourd'hui un caractère tout à fait exceptionnel sur le littoral péninsulaire et dans le bassin méditerranéen, avec une Très rare et fortement menacé. Pour y parvenir, il faut adopter des mesures efficaces visant à empêcher le piétinement et la surfréquentation par les personnes et les animaux domestiques, un objectif qui est clairement en contradiction avec la construction de cette nouvelle promenade, destinée à traverser l'habitat dunaire.
Le projet ne prévoit aucune mesure visant à favoriser l'accumulation et la stabilisation des dunes, et la délimitation effective des systèmes dunaires existants ainsi que les éléments destinés à les délimiter sont insuffisants pour empêcher l'accès, souvent encouragé par l'administration elle-même. [2, 3] ou des établissements privés situés à proximité, comme le camping « El Molino » [4].
Plus précisément, cette zone doit être délimitée par une corde tendue entre une rangée de poteaux transversaux, ce qui ne suffit pas à empêcher l'accès des animaux domestiques qui fréquentent cet espace sans laisse, exposant ainsi des espèces menacées telles que le Sauge marine ou le Le Chemin du Prunellier, qui utilise ces dunes pour nicher au début de l'été.
2 – «Les utilisateurs de la plage pour chiens de Griells, à l'Estartit, réclament davantage d'espace.». Diari de Girona, 25 août 2019. Afficher le PDF.
3 – «Les plages catalanes où vous pouvez emmener votre chien sans aucun problème». Nació Digital, 3 septembre 2020.
4 – Le site web du camping ne précise pas si les animaux de compagnie sont autorisés ; cependant, on trouve plusieurs mentions à ce sujet sur d'autres sites web : «Animaux acceptés» ou dans ceci autreLe Camping Caravaning El Molino est le camping le plus proche de la plage de La Griells. Il accepte les animaux sur les emplacements de camping. Les animaux sont admis dans les bungalows et les hébergements.

Patrimoine naturel
Le site où doit être construite la nouvelle promenade en bord de mer bénéficie du plus haut niveau de protection environnementale : le réseau Natura 2000 (N2000), dans le cadre du Plan des zones d'intérêt naturel (PEIN), ainsi que le Parc naturel du Montgrí, des îles Medes et du Bas-Ter (PNMMBT). Le Loi n° 15/2010 du Parlement de Catalogne, approuvant la création du parc naturel [5] nécessite l'approbation d'un Plan directeur d'aménagement et d'utilisation (PRUG) dans un délai d'un an à compter de l'entrée en vigueur de Plan de protection de l'environnement naturel et du paysage (PEPMNP), qui devait être approuvé dans un délai maximal de deux ans, autorisation qui, après plus de dix ans, n'a toujours pas été accordée, malgré l'obligation prévue par la loi elle-même. Ce sont ces instruments qui doivent définir les types d'activités pouvant être exercées dans le parc naturel et planifier la gestion et les utilisations des différentes zones. En l'absence de ce PRUG et de ce PEPMNP, ce sont les dispositions relatives au PEIN et au XN 2000 qui s'appliquent.
5 – Publié dans Journal officiel de la Generalitat de Catalogne n° 5642. 3.6.2010.
Priorité ici
À cet égard, l'impact que l'affluence excessive des usagers sur cette promenade en bord de mer aura sur […] n'a pas été suffisamment quantifié.’Habitat d'intérêt communautaire prioritaire (PCIH), sous le code ZEC ou LIC (code ZEPA : ES5120016). Cela est contraire à l'article 6 de la Directive «Habitats», qui a ensuite été perfectionné pour permettre une meilleure interprétation [6].
6 – «Gestion des sites Natura 2000 – dispositions de l'article 6 de la directive 92/43/CEE » Habitats » (2019/C 33/01)». Journal officiel de l'Union européenne C 33 du 25 janvier 2019.
Le projet ne prend pas en compte les espèces que l'on trouve actuellement dans l'espace, incluses dans le’Annexe II de la directive «Habitats», le Catalogue de la flore menacée de Catalogne, ni les espèces sauvages faisant l'objet d'une protection spéciale et les Catalogue des espèces menacées qui seront affectées pendant l'exécution des travaux et, par la suite, pendant leur exploitation, ni quelle est la représentativité, la présence et le comportement de ces espèces aux différentes périodes de l'année. Cela ne permet pas d'adapter la conception des infrastructures, ce qui met en danger la faune et la flore existantes, et ne permet pas une planification adéquate pour réduire l'impact sur le biote.
Aucun spécialiste de l'environnement ou de la botanique n'a été engagé pour vérifier, planifier et superviser les opérations concernant la faune et la flore du site..

Espèces allochtones
Le projet prévoit l'élimination des espèces allochtones, en adoptant un niveau d'exigence bien plus strict que celui fixé par les objectifs du PEIN à cet effet, qui se limitent aux espèces exotiques envahissantes. Parmi les trois espèces que le projet définit comme allochtones, une seule figure dans le Catalogue espagnol des espèces exotiques envahissantes : le roseau américain (Arundo donax Loi n° 1753).
Bien que le projet prévoie le recrutement de personnel de supervision de chantier et de techniciens tels que des géomètres, des ingénieurs et des architectes, Aucun spécialiste de l'environnement ou de la botanique n'a été engagé pour superviser les travaux et empêcher qu'ils n'aient un impact négatif sur la faune et la flore protégées du site..

D'autre part, le projet ne répond pas non plus à l'objectif du PEIN (ES5120016 El Montgrí-Les Medes-El Baix Ter, Direction générale des politiques territoriales [DGPT], Département du territoire et de la durabilité) pour l'habitat 2210 « Dunes mobiles du cordon littoral », qui, avec le sable (Hirondelle de rivage) ils se sont fixé, entre autres, les objectifs suivants :
Réduction des risques d'érosion.
Implantation des zones de loisirs à l'écart de l'habitat.
Protection de la crête dunaire au moyen d'une signalisation ou d'une clôture périphérique.
Le projet n'atteint pas ces objectifs ni pendant l'exécution des travaux, ni tout au long de sa durée de vie et de la mise en service de la nouvelle infrastructure.
L'aménagement du projet, qui prévoit des sentiers, des passerelles et des marches sur la crête de la dune, va aggraver la surfréquentation de l'habitat à protéger, avec l'arrivée de cyclistes, de coureurs, de passants, d'animaux domestiques, ainsi que d'autres activités sportives et de loisirs, Un fait qui va à l'encontre des objectifs précédents de la DGTP.
Recul du littoral
La nouvelle promenade est située dans la zone littorale, qui est exposée aux inondations et aux tempêtes côtières. Ce tronçon a subi un recul progressif de la ligne de basse mer entre 1946 et 2020. Cette situation a été particulièrement préjudiciable au lotissement de Griells, qui a déjà fait l'objet de plusieurs interventions financées par des fonds publics visant à réparer les ouvrages de protection (épis). [7, 8, 9].
L'extension du brise-lames et l'implantation de la passerelle entraînent une augmentation de la longueur exposée aux ondes de tempête, ce qui impliquerait des travaux de reconstruction pratiquement chaque année.
Cet ouvrage de soutènement en enrochement a déjà fait l'objet de plusieurs réparations, et la construction de cette promenade nécessitera de nouveaux travaux périodiques, tels que la reconstruction et l'extension de l'ouvrage existant, la réparation de la nouvelle passerelle de la promenade et des opérations de transvasement de sable, ce qui entraînera une augmentation des coûts d'entretien. Lorsque des travaux de dragage et de remblayage sont nécessaires, le risque d'affecter la Herbiers marins partiellement protégés de Cymodocea nodosa Asch. et [10] Posidonia oceanica (L.) Delile [11], situées dans la zone infralittorale juste au large de la promenade, ce qui pourrait entraîner des changements négatifs chez les espèces qui utilisent ces herbiers comme refuge et nurserie, et, indirectement, sur les stocks de poissons. Les prairies de Posidonie Ils constituent la meilleure barrière naturelle pour atténuer la violence des tempêtes, qui deviendront de plus en plus fréquentes et violentes sur la plage de Pals à mesure que la planète se réchauffe.
7 – «Les travaux de rénovation de la promenade Griells sont désormais terminés.». El Punt Avui+, 13 janvier 2016.
8 – «Travaux d'urgence pour la remise en état de la promenade des Griells à l'Estartit». Ministère de la Transition écologique.
9 – «Épi temporaire sur la promenade des Griells à l'Estartit». Diari de Girona, 3 avril 2013. (Afficher le PDF).
10 – B. Hereu, C. Linares, D. Díaz, J. L. Riera, A. Rodríguez, L. Navarro, E. Aspillaga, M. Canals, D. Amblàs, « Cartographie des herbiers de Cymodocea nodosa dans le golfe de Pals », 2012. Université de Barcelone, département de Gérone, Œuvre sociale « la Caixa ».».
11 – J. Romero, M. Pérez, T. Alcoverro «La posidonie océanique des îles Médes : plus de trente ans d'études».

Prolongement de l'épis
L'extension du brise-lames et l'implantation de la nouvelle passerelle entraînent un renforcement des infrastructures dans la zone exposée aux tempêtes, ce qui se traduit par une charge de travail accrue et des coûts plus élevés pour l'entretien et la remise en état des dégâts causés par ces tempêtes, et ce, presque chaque année., ce qui contredit le Loi relative à la déclaration du PNMMBT [12]. L'extension d'une structure qui devra être constamment reconstruite compromet également la viabilité économique de cette infrastructure. Cela augmentera les impacts sur l'environnement naturel, non seulement lors de sa construction initiale, mais aussi à chaque intervention de réparation et de reconstruction. Cette situation perdurera jusqu'à la décision inévitable de la démanteler définitivement à la fin de sa durée de vie utile.
Durée de conservation
Le projet prévoit une durée de vie de 25 ans pour l'infrastructure. Cette estimation tient compte de l'impact de la remontée des vagues lors des ondes de tempête dans le tracé prévu des travaux. Ce phénomène s'est produit chaque année au cours des cinq dernières années.
L'énergie libérée pendant les tempêtes en raison de l'effet de remontée des vagues sur les pieux de fondation et du recul du littoral, estimé à -0,92 m par an pour ce tronçon de la plage de Pals., Ce projet ne fournit aucune estimation à ce sujet. Il n'est pas non plus évalué quel sera l'impact de cette situation sur la durée de vie utile de l'infrastructure. La stabilité des pieux de fondation qui seront enfoncés dans un sol sédimentaire n'est pas non plus évaluée. Ces sols sont composés principalement de sables à grains moyens et fins, et aucune provision n'est prévue pour couvrir le coût de la réparation de ces défauts. Ce coût est plus que prévisible, selon les rapports inclus dans l'étude, puisque la limite supérieure actuelle des nouveaux travaux se situe à vingt mètres de la limite existante [13].
13 – Orthophotographie issue du vol de juin 2018, feuille n° 314-94, ICGC. (Afficher le PDF).
Coût
Il n'existe aucune estimation du coût annuel d'entretien de cette infrastructure, ni de son coût d'exploitation. prévisible le démontage, et s'il est réversible. La dynamique des dunes et des plages qui s'observe aujourd'hui sur ce tronçon, dans le cadre du processus d'accrétion ou de régression des dunes, n'a pas été suffisamment décrite. Le rôle joué par la zone inondable située en arrière des dunes n'est pas évalué, pas plus que les activités économiques menées sur des terrains privés au sein de la zone riveraine maritimoterrestre, classée comme « anciens marais », ou les facteurs favorisant la déflation du front dunaire. Par conséquent, il n'est pas possible d'élaborer un projet visant à préserver les dunes sans étudier les causes qui nuisent à la dynamique dunaire de ce tronçon.
D'autre part, selon le chapitre 4 du manuel publié par la Direction générale des affaires côtières [14], les processus d'urbanisation de ce type constituent un facteur d'impact évident qui a entraîné la disparition définitive de nos systèmes dunaires.
14 – «Guide pour la restauration des dunes côtières». Chapitre VI, Direction générale des côtes.
Parmi les zones à préserver dans le cadre du projet, environ 431 m² de la surface seront recouverts de passerelles, ce qui aura un impact sur le développement prévu de la végétation, qui a besoin de rayonnement solaire et de précipitations.
Il est fort probable que ces structures dont l'installation est prévue influencer la direction des courants et l'intensité du vent, à proximité de la surface des dunes, et entraîner une déstabilisation de la dynamique éolienne des dunes destinées à être préservées.
Dans une thèse de doctorat récente, l'état de conservation des dunes de la plage de Pals, à Griells, a été évalué ; la zone a été jugée comme présentant une forte densité mais tendant à disparaître, malgré sa récente régénération [15]. Il est positif que le projet prévoie un accès bidirectionnel entre le littoral et la zone de déferlement grâce à des marches ou des passerelles bien délimitées et à l'aide de bouées d'amarrage, tout en limitant l'accès aux dunes dégradées, ce qui devrait favoriser l'émergence et le développement des morphologies dunaires.
15 – Carla Garcia Lozano, «Les systèmes dunaires de la côte catalane : évolution historique, état actuel et potentiel de restauration.»2019, thèse de doctorat – CC BY-NC-ND 4.0.
Artificialisation de la plage
Toutefois, le projet prévoit la mise en place d'une surface opaque au-dessus des zones où doit être aménagée la promenade en bord de mer. Celle-ci sera recouverte d'une surface de 1 415,18 m.2. De plus, 196 m2 des traverses, pour un total de 3 750 m2 de la zone de préservation des dunes.
Autrement dit, parmi les espaces à préserver dans le cadre du projet, la surface de la ligne 43% sera recouverte de nouvelles passerelles, avec les conséquences que cela implique pour le développement de la végétation dunaire, qui a besoin de rayonnement solaire et de précipitations, éléments indispensables à la stabilisation des dunes.
De même, les structures dont l'installation est prévue auront une incidence considérable sur la direction des courants et l'intensité du vent à la surface des dunes et entraîneront un manque de…’apport de nouveaux sédiments i déstabilisation de la dynamique éolienne des dunes que l'on souhaite préserver.
Une meilleure alternative
En somme, la meilleure alternative à la nouvelle promenade en bord de mer. c'est de ne pas le construire au-dessus des habitats dunaires protégés, en évitant ainsi la création d'une nouvelle passerelle surélevée dont le tracé serait parallèle au littoral., mais plutôt d'améliorer les deux voies intérieures existantes – l'avenue Medes et la route Fonda – qui relient actuellement les quartiers Griells et Pletera, en y aménageant un espace réservé à l'usage exclusif des piétons.
De plus, les flux de visiteurs devraient être canalisés perpendiculairement à la berge et au littoral, à l'aide de bouées permettant de limiter efficacement le piétinement des crêtes de dunes par les usagers et leurs animaux de compagnie ; par ailleurs, la pente prévue dans le projet pour l'aménagement de la nouvelle rampe dans la partie nord devrait être supprimée.
Éclairage
Le projet ne prévoit aucune installation d'éclairage public.
À première vue, cette décision pourrait sembler tout à fait conforme à l'objectif déclaré de réduire au maximum l'impact sur l'environnement. Elle permettrait ainsi de réduire la consommation et les coûts d'entretien, et rendrait même ce trajet plus attrayant la nuit.
Mais le problème est que cette promenade constituera la partie finale d'un itinéraire piétonnier qui commence à El Molinet et se termine à La Pletera. Outre sa fonction récréative, elle devra servir d'axe principal et de voie d'accès pour rejoindre les maisons de La Pletera. C'est le seul moyen approprié pour s'y rendre à pied en toute sécurité et d'une manière adaptée à tous.
Dans tous les cas, il faudrait s'efforcer de mettre en place un niveau d'éclairage minimal compatible avec le respect de l'environnement et la réduction de la pollution lumineuse, par exemple : des luminaires à faible intensité, des détecteurs de mouvement, des horaires de fonctionnement limités, etc. La sécurité assurée par cet éclairage permettrait de réduire le recours généralisé aux véhicules.
Accès
Beaucoup de gens se rendent à la plage de Griells par la rue Tulipa. À l'heure actuelle, le seul accès autorisé est l'escalier métallique qui part de la promenade, à quelques mètres au nord de l'extrémité de cette rue. Cet accès est assez peu pratique pour beaucoup de gens et, de plus, il est parfois impraticable lorsque la mer ne laisse qu'une bande de sable très étroite sur la plage.
Juste avant la fin de la rue Tulipa, il y avait autrefois un sentier en pente assez délabré qui longeait le front de mer en direction du sud et menait directement à la partie la plus large de la plage, devant le camping El Molino. C'était très pratique.
Le projet prévoit que la première rampe d'accès menant de la promenade à la plage sera située bien au sud de l'extrémité de la rue, ce qui signifie que toute personne arrivant par la rue et souhaitant ou ayant besoin d'un accès aisé sera contrainte de parcourir un tronçon relativement long de la promenade en direction de Pletera.
Ce problème est particulièrement préoccupant pour les personnes à mobilité réduite. Ces personnes arrivent souvent en voiture, qu'elles garent dans les places réservées à cet effet, ou descendent de voiture au bout de la rue Tulipa.
Accès au camping
Le projet prévoit quatre points d'accès balisés reliant le camping à la plage. Il s'agit de quatre ouvertures dans la clôture, par lesquelles les campeurs peuvent emprunter un escalier pour rejoindre la promenade. De là, ils peuvent descendre vers la plage avec les autres en empruntant les rampes mises à disposition.
Par ailleurs, il ne semble pas très cohérent que le projet prévoie et finance quatre portails avec leurs escaliers respectifs alors qu’il n’y en a actuellement qu’un seul. Sans marches, nous estimons que la liaison entre ces portes et la promenade devrait être assurée de manière totalement continue, afin que les campeurs ne puissent pas s'écarter des itinéraires officiels, se faufiler sous le viaduc ou traverser les dunes en ligne droite.
Ils pourraient ainsi s'épargner la montée le long de la promenade et la marche jusqu'à la rampe la plus proche. Cette option serait presque inévitable lorsque les campeurs chargeaient les divers objets souvent utilisés sur la plage. Nous pensons que ces quatre itinéraires devraient être canalisés sans aucune issue de secours possible.
Espace vert au camping Molino
Nous ne voudrions pas manquer l'occasion de souligner que la construction de la promenade aurait pu être mise à profit par le Département des affaires côtières, afin que, parallèlement, l'espace vert prévu depuis des années à côté de la promenade — et dont une partie est même traversée par la promenade elle-même — puisse être acquis et aménagé par la mairie.
Bien que le camping El Molino existe depuis plus de 50 ans, l'urbanisme de Torroella l'a depuis longtemps placé en situation d'irrégularité. Cette non-conformité devra un jour être traitée par la mairie et, bien évidemment, aurait pu être abordée de manière beaucoup plus énergique lors de la construction de la promenade.
En effet, si l'on examine le projet de promenade, on constate qu'il atteindrait pleinement son objectif et s'intégrerait au mieux s'il comportait des espaces naturels à préserver de part et d'autre de la passerelle surélevée.
Mais malheureusement, ce n'est pas le cas. À l'intérieur, au lieu de l'espace vert promis, on trouve le camping, avec sa clôture. Avant cela, une étrange bande de terrain dans laquelle le projet est contraint d'intégrer une série de marches qui, de toute évidence, n'existeraient pas sans le camping.
On peut en conclure que, dans ce cas précis, le maintien d'un camping non conforme nécessite la mise en place d'aménagements temporaires qui devront un jour être démantelés.
Avec la construction de la nouvelle promenade, l'offre du camping serait ainsi élargie et améliorée. Une nouvelle clôture est en cours d'installation, quatre portails sont mis en place conformément à un nouvel aménagement interne, des escaliers d'accès sont construits et même des dunes sont aménagées pour le protéger de la mer. Nous pourrons continuer à camper dans cet espace vert pendant encore 50 ans.
Nouvelle délimitation de la zone maritime
Bien que quatre variantes aient été définies dans l'étude d'impact de ce projet, trois d'entre elles empruntent le même tracé fixe à travers les dunes. Il est conseillé de repenser les travaux publics en proposant des solutions véritablement alternatives.. Par exemple, elles ne devraient pas se limiter à modifier les matériaux utilisés pour configurer un podium avec la même mise en page.
Au-delà du cadre strict de ce projet, nous invitons les autorités à mener les études nécessaires en vue d'une révision de l'urbanisme et des travaux publics, qui permettra une utilisation plus rationnelle de l'aménagement urbain.
Cela signifie qu'il convient de procéder à une réévaluation du littoral sur l'ensemble de la côte et du territoire maritime. Celui-ci doit être mieux adapté à l'élévation du niveau de la mer et aux tempêtes. De même, quels travaux ne devraient pas être autorisés dans cette zone, car ils ne sont pas viables sur le plan environnemental et économique à long terme.
Les travaux devraient être davantage axé sur l'intérêt général. Dans une perspective à long terme visant à s'adapter au réchauffement climatique et à la diminution de l'apport en sédiments. en raison des nombreux barrages qui entravent le débit de la rivière Ter. Ceux-ci retiennent les sédiments qui nourrissent les plages ; et en raison des changements dans l'utilisation des sols dans le bassin versant, qui ralentissent les processus d'érosion.
Cet article est un résumé des documents présentés dans le cadre du projet de promenade Griells à La Pletera, publié le 15 février 2021 au BOE-B-2021-7096, rédigé pour le compte de la société DOPEC.
Photo d'en-tête : John J. Vidal
Date de publication de l'article : 6 décembre 2021.
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